Cet article a été écrit le 28 mai 2019 pour L’Équipe et est à retrouver en intégralité en premium sur lequipe.fr.

L’absence du Gunner Henrikh Mkhitarian à Bakou, où se joue la finale de la Ligue Europa entre Arsenal et Chelsea ce mercredi (21 heures), a ravivé le souvenir du conflit qui oppose l’Azerbaïdjan et l’Arménie voisine depuis la fin des années 1980.

C’est une attitude qui en dit long sur la situation. Interrogé par CNN le 24 mai sur l’étendue des moyens mis à disposition par son pays pour garantir la sécurité de Henrikh Mkhitarian, joueur arménien d’Arsenal qui a dû renoncer à participer à la finale de la Ligue Europa en raison du conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, le ministre des sports azéri Azad Rahimov a versé dans le sarcasme : « Que vouliez-vous qu’on fasse de plus ? Qu’on lui envoie un jet privé, escorté par deux avions de chasse F-16 ? »

Blague à part, il assure qu’Arsenal a reçu toutes les garanties des différentes institutions azéries que son joueur serait autorisé à faire le voyage jusqu’à Bakou et que sa sécurité serait garantie sur place. Des promesses vaines : après avoir discuté avec le joueur et sa famille, Arsenal a annoncé le 21 mai que Mkhitarian renonçait à faire le déplacement avec les Gunners. L’UEFA, contactée par L’Équipe, confirme avoir « demandé et reçu de la part des plus hautes autorités du pays toutes les assurances nécessaires concernant la sécurité du joueur en Azerbaïdjan » et respecter « la décision personnelle du joueur de ne pas voyager avec son club ».

Pas une première pour « Micki »

Une « décision personnelle » qui interroge, et qui remet sur le devant de la scène un conflit gelé depuis des années. D’autant que ce n’est pas une première pour le joueur. En octobre, il manquait déjà le déplacement des Gunners à Bakou pour affronter Qarabag, en phase de groupes de la Ligue Europa. La communication était alors minimale de la part des Gunners, qui n’évoquaient pas la sécurité. « Il ne peut pas y aller », avançait l’entraîneur Unai Emery, esquivant les questions sur un conflit politique qui dépasse ses prérogatives.

En 2016, alors qu’il jouait encore pour le Borussia Dortmund, « Micki » devait également renoncer à un match de groupes de Ligue Europa contre les Azéris de Qabala. Des raisons de sécurité étaient alors évoquées, mais la nuisance restait mineure : « Ça ne le dérange pas de ne pas y aller, glissait alors le président du club Hans-Joachim Watzke. Si ça avait été une demi-finale, peut-être aurions-nous réfléchi autrement ». Des mots qui, forcément, reprennent de la résonance, trois ans plus tard, alors que le problème est resté le même. D’autant plus à l’aube d’une finale.

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